CONCENTRATION SUR LA RESPIRATION


Ânâpâna Sati

Ânåpåna Sati est l'attention sur la respiration. Âna signifie inhalation, et Apåna exhalation. La concentra-tion sur la respiration conduit à la discipline et au développement de l'esprit, et finalement à la Vision qui permet de parvenir à l'état d'Arahat. Le Bouddha aussi pratiquait la concentration sur la respiration avant d'atteindre l'Eveil.

Cette méditation inoffensive peut-être pratiqué par tout le monde, quelle que soit sa religion.

Prenez une posture commode et tenez le corps droit. Placez la main droite sur la main gauche. Les yeux sont clos ou mi-clos. En général les orientaux s'assoient les jambes croisées et le corps droit. Ils placent le pied droit sur la cuisse gauche et le pied gauche sur la cuisse droite. Ceci constitue la position complète. Parfois ils prennent la demi-position, en plaçant simplement le pied droit sur la cuisse gauche, ou le pied gauche sur la cuisse droite. Quand la position triangulaire est adoptée tout le corps est bien équilibré.

Les personnes qui trouvent la position jambes croisées trop difficile peuvent s'asseoir confortablement sur une chaise, ou tout autre siège assez haut pour pouvoir laisser les jambes reposer sur le sol. La posture n'a pas d'importance, pourvu qu'elle soit sans raideur et détendue. La tête ne doit pas être penchée, le cou doit être droit, et le nez former une ligne perpendiculaire avec le nombril.
Les Bouddhas adoptent habituellement la position complète du lotus. Ils s'assoient yeux mi-clos, en regar-dant à une distance de moins d'un mètre.

Avant de commencer l'exercice, rejetez lentement l'air vicié par la bouche, puis fermez-la. Maintenant, inspirez par les narines, normalement, doucement, sans effort.

Mentalement comptez un. Expirez et comptez deux. Inspirez et comptez trois. Comptez jusqu'à dix, en continuant à vous concentrer sur la respiration, sans penser à rien d'autre. Votre esprit peut s'évader, mais ne vous découragez pas. Vous pourrez augmenter progressivement le nombre des séries, par exemple cinq séries de dix.

Ensuite, vous pouvez inspirer, puis vous arrêter un moment en vous concentrant seulement sur la respira-tion, sans compter. Expirer, puis arrêtez-vous un moment. Continuez toujours à inspirer et à expirer en vous concentrant sur la respiration.

Certaines personnes préfèrent compter; ce faisant, elles fixent mieux leur attention. D'autres préfèrent ne pas compter. Ce qui est essentiel c'est la concentration et non le fait de compter. Quand vous pratiquez cette concentration, vous vous sentez paisible et calme, l'esprit et le corps légers.

Après un certain temps de pratique, vous vous apercevrez que ce qu'on appelle " corps " est entretenu par le souffle et par rien d'autre et que ce corps périt quand le souffle cesse. Vous comprenez parfaitement l'impermanence. Là ou il y a changement, il ne peut exister d'entité permanente ou d'âme immortelle.

Ensuite, la Vision qui conduit à l'état d'Arahat, peut être cultivée. Il est évident que la concentration sur la respiration est pratiquée non seulement pour acquérir la discipline et le développement de l'esprit, mais aus-si pour cultiver le Vision et se libérer de la souffrance.

Dans certains discours, cette méthode simple et inoffensive est décrite de la façon suivante :

" Attentivement il inspire ; attentivement il expire "
1- Quand il inspire lentement, il sait : " J'inspire lentement "
2- Quand il inspire rapidement, il sait : " J'inspire rapidement "
Quand il expire rapidement ,il sait : " J'expire rapidement "
3- Observant la respiration (c 'est à dire le début, le milieu et la fin).
" J'inspire ": ainsi s'entraîne-t'il; observant la respiration, " J'expire " : ainsi s'entraîne-t'il.
4- Calmant la respiration,
" J'inspire " ; ainsi s'entraîne-t'il.
" J'expire " : ainsi s'entraîne-t'il.

 


Réalisation Sombath (1999)