Celui qui désire étudier la méditation
Bouddhiste doit préalablement avoir acquis des nations
claires du Dhamma, la Loi ou la Doctrine.
Certaines idées essentielles se retrouvent dans toutes
les écoles du Nord (Mahayana) ou du Sud (Theravada).
En Bouddhisme point de dogme ni d'acte de foi. Le Bouddhiste ne
doit rien accepter parce que ce fut dit ou écrit, il doit
lui-même tout examiner, tout prouver, il doit suivre ce
qui lui semble vrai, juste, le meilleur, dans la mesure de son
entendement. Il sera son propre guide, il verra de plus en plus
clair selon qu'il se trouvera plus ou moins avancé, dans
les vallées de l'ignorance ou sur les pentes de la pensée
purifiée. Sa vision d'un moment donné, depend de
la nature, les caractéristiques, les tendances personnelles
que ses propres pensées et ses propres actes ont tissés
dans le passé. Son avenir dépend de ses pensées
et ses actes dans le fugitif présente. Il est en train
de devenir, il peut refaire sa vie et sa conscience, il peut accroitre
sa connaissance et enlever les voiles qui obscureissent sa propre
lumière, profondément cachée en lui.
Les Bouddhas, les Illuminés, ne font qu'indiquer le chemin
à suivre pour tous ceux qui veulent prouver la vérité
de ces enseignements perdus périodiquement et proclamés
de nouveau (à son époque) par chaque Bouddha. Mais
la connaissance supérieure, la " Bodhi " est,
quoique voilée par l'ignorance, latente en chacun de nous.
" L'éssence de l'esprit " est pure, disent les
Bouddhistes Chinois. Pour que cette lumière, en nous puisse
nous éclairer, il faut écarter les voiles de l'ignorances,
tissés des idées égoîstes, de l'illusion
de séparativité et des idées charnelles nées
de la convoitise et de la haine qui en depend. Il faut défaire
tout ce que nous avons construit par nescience et qui obscurcit
cette lumière intérieure. Guidés par le savoir
et non pas par l'émotion, nous conserverons ce que nous
avons compris et constaté, selon notre capacité
intellectuelle et notre évolution " spirituelle "
du moment qui seront agrandies et augmentées par la méditation.
Quant aux idées essentielles du Bouddhisme, " Je n'enseigne
qu'une chose, la souffrance et la délivrance de la souffrance
" dit le Bouddha. " de même que la vaste mer est
imprégnée d'une seule saveur, celle du sel, de même
aussi, ô disciples, cette doctrine et cette discipline sont
imprégnées d'une seule saveur, celle de la delivrance,
" (Cula vagga)
S'abstenir de faire le mal (de créer de la souffrance).
Faire le bien.
Purifier son coeur.
Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.
La purification du coeur et la délivrance sont largement
une question de méditation accompagnée toujours,
bien entendu, par une conduite pure qui ne nuit à aucun
être vivant.
Par le mot " Dukkha " traduit souffrance, il faut entendre
tout état physique ou moral d'inquiétude, d'irritabilité,
douleur , de déséquilibre du corps et de l'esprit.
Observez la lutte féroce dans la nature où tout
vit aux dépens d'autrui, où l'homme plus malin,
le grand destructeur des animaux et de ses semblables, est le
loup pour l'homme. C'est chose facile à constater, la souffrance
est partout en puissence, contenue en tout, cachée ou apparente.
Le medcin qui dirait à son malade " vous avez telle
ou telle maladie, je vous indique le moyen de vous guérir
vous-même ", peut-on appeler pessimiste ?
Ce reproche (superficiel d'ailleurs) qu'on fait au Bouddhisme,
est méprisable, le Bouddhiste a le courage d'envisager
la vie telle qu'elle est (Yatha bhuta) conditionnée par
l'impermanence etla souffrance. par ses propre efforts il peut
se libérer sa compassion aidant.
Les trois groupes des idées Essentielles du Bouddhisme
que nous aurons à approfondir dans la méditation
dans l'ordre où le Bouddha lui-même les a comprises
sont :
1° Les Quatres Noble Vérités concernant et
le moyen de se libérer de son emprise.
2° Les Trois Signatas, ou Caractéristiques, liées
à toute existence phénomenale.
3° La Loi de Causalité, de cause et effet qui agit
et réagit dans l'univers sur tous les plans.
LA LOI DE CAUSALITE
Tout effet a une cause qui procède d'une cause antérieure,
cet effet à son tour devient cause d'un autre effet. Ceci
est, en raccourci, la loi de causalité que le Bouddha expérimenta
et développa.
LES TROIS SIGNATAS
L'existence est caractérisée ou conditionnée
par :
1- L'impermanence (Anicca).
2- La Souffrance (Dukkha).
3- Le non-ego (Anatta). Il n'y a nulle part une entité
permanente égo fixe.
ANICCA.
Cette impermanence est une des cause de la souffrance, car le
bonheur (quand il existe) n'est que passager.
L'ignorance , dans laquelle est l'homme de la véritable
nature des phénomménes qui l'entourent et de sa
propre nature, éveille des désirs avides. .
DUKKHA
La souffrance est inhérente à toute vie phénoménale.
L'origine de Dukkha est l'ignorance , les désirs qui en
découlent et notre attachement à ces désirs.
ANATTA.
Le " Moi " est un composé : tout ce qui le compose
est impermanent, nos sensations , nos émotions, nos idées,
nos pensées sont passagères et chaugeantes.
" Cela qui est impermanent, sujet à la douleur, "
sujet au changement, est-il possible de dire en " le considérant,
cela est mon "moi " ? " La forme corporelle n'est
pas le moi (rupa). la " sensation n'est pas le moi (vedana),
la faculté de " percevoir les idées n'est pas
le moi (sanna), les " tendance de caractère, les potentialités
ne sont " pas le moi (sankhara), la conscience n'est pas
le moi (vinnana).
" Parmi tous ces élément séparés
(khanda), ou " dont l'ensemble constitue notre personnalité,
il n'y a rien de permanent qu'on puisse appeler " moi ".
Pour constater ceci, consulter la méditation sur les Quatre
Attentions Fondamentales qui fait mieux comprendre ce principe
d'impermanence du " moi " ou égo.
L'impermanence (anicca) qu'on peut observer dans les phénomènes
du monde extérieur " exprime le même ordre d'idée
par rapport au phénomène intérieur se produisant
dans l'homme lui-même (anatta) ". Voila pourquoiil
est dit qu'il n'y a pas d'entité ou égo fixe.
La continuité seule nous donne l'idée d'un moi fixe
et permanent, nous sommes " comme l'eau d'une rivière
qui se renouvelle sans cesse " (kuta danta sutta).
Tout étant impermanent autour de nous et en nous, le Bouddhiste
cherche la libération de l'impermanence et de la souffrance,
sur un plan transcendantal. dans le permanent, l'immuable, il
passe sur ce plan dans la méditation.
LES QUATRE NOBLES VERITES
Ces véritésont été proclamées
d'après ce que le Bouddha a constaté en observant
la loi de cause et effet, et l'impermanence du monde phénoménal
extérieur et intérieur. Ceci est son premier enseignement
donné aux hommes, car il est essentiel pour eux.
1er Vérité - La souffrance (liée à
toute existence sur le plan phénoménal)
2e Verité - La cause de la souffrance (l'ignorance et le
désir)
3e Verité - La cessation de la souffrance (peut s'obstenir)
4e Verité - La voie (ou les pas) du sentier Octuple, qui
mène à la cessation de la souffrance.
Cette Voie est parcourue dans la recherche de la connaissance suprème. Le Bouddhisme doit être vécu, c'est sa raison d'être : pour le vivre, il faut suivre pas à pas les branche du sentier.
LES PAS DU SENTIER
I - Vues juste, compréhension vraie. Notions conformes
à la vérité (telle qu' elle est), impersonnelles,
conformes aux principes de l'impermanence et de la souffrance.
Vues épurées de préjugés, intelligentes,
tolérantes,
Bien des fois celui qui suit le sentier change sa compréhensiondes
choses, car, pratiquant la vi de non violence (conseillée
dans les 3e, 4e et 5e pas) et cultivant l'observation attentive
(7e pas) et la méditation (8e pas) ses vues seront de plus
en plus épurées d'ignorance.
Les idées courantes de l'homme ordinaire (Lokiya) tomberont
comme des feuilles mortes, les idées supérieures
fleuriront à leur place, une autre vision des choses (celle
de lokuttara) se lèvera dans son esprit.
II - But juste (pencée pure), pour celui qui est résolu
de suivre le sentier le But immédiat est de réaliser
dans sa vie les vérités constatées ; le But
lointain vise la libération des limitations de la personnalité
et de la souffrance qui en découle.
III - Paroles juste (bien veillantes).
IV - Conduite pure (pacifique, bienfaisante).
V - Moyen d'existence pur (ne causant ni mal ni souffrance à
aucun être vivant).
Ces pas sont basés sur la loi de non violence (Ahimsa)
et l'unité de la vie ( sous toutes ces formes multiples).
Seul l'homme pur de violence est apte à la méditation
pure.
VI - L'effprt juste, est l'effort soutenu, persévérant,
pour obtenir le contrôle des pensées et des actes;
d'éliminer ce qui est nuisible, de cultiver ce qui est
bienfaisant.
VII - Attention juste, vigilance. Observation de ce qui se passe
autour de soi, de ce qu'on fait, des causes des pensées
et des actes. Observationdu corps et des phénomènes
de l'esprit.
Cette habitude d'attention établie, permet l'analyse et
la réflexion et les vues de plus en plus vraies (1er pas)
ce qui pépare à la méditation ainsi facilitée.
VIII - Concentration (ou méditation ) purfe, dans un but
élève pour son bien-être et le bien-être
de tous les êtres animés.
La concentration proche mène à la concentration
absolue, sur une idée unique.
Les états transcendantaux, états de calme, de bien-être
et de vision éclairée en résultent. Ces états
méditatifs s'appellent jhana. Nous les étudirons
plus tard.
La vie pure (sans violance) sera de plus en plus épurée
des motifs et actes égoïstes, l'ésprit aussi
sera clarifié, le contrôle des sens et des pensées
fortifieé.
La recherche des idées vraies, l'investigation et l'attention
vigilante sont d'abord et toujours à cultiver, ce qui facilite
le méditation.
pour résumer :
la méthode
- 1 Sila et 2 Samadhi - la moralité de la vie pure la concentration mènent à la Sagesse
- 3 Panna et 4 Vipassana - la sagesse qu'est la vision éclairée.
Quand on aura réduit au silence les appels de nos désirs
égoïstes et la voix du turbulent " moi - je "
l'état de Nibbana sera atteint par l'extinction de l'ignorance,
de la convoitise et de la haine.
Avec l'intelligence et la compassion (stériles l'une sans
l'autre) on suit le chemin que les Bouddhas ont suivi dans les
pas qu'ils indiquent.
Voici le parcours qui mène à la libération
où au delà de l'impermanent (phénoménal)
se trouve le permanent " l'Existence Suprême, que les
êtres leurées par l'illusion du moi appellent le
néant "
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Les Trois Signatas
L'impermanence ("Anicca")
c'est une des causes de la souffrance car le bonheur quand il
existe n'est que passager.
La Souffrance ("Dukkha")
L'origine de la souffrance est l'ignorance, les désirs
qui en découlent et notre attachement à ces désirs.
Le Non-Soi ("Anatta")
Le "moi" est un composé, l'ensemble constitue
notre personnalité, tout ce qui le compose est impermanent,
il n'y a rien qu'on puisse appeler "moi" puisque l'ego
est toujours en état de devenir.
Les Quatres Nobles Vérités:
I- La Noble Vérité de la Souffrance, "Dukkha":
Tout phénomène, toute "chose", par
ses caractères de conditionnement, donc de non-réalité
propre, d'impermanence, est source pour le moi illusoire, d'insatisfaction,
de douleur.
La naissance, le déclin, la mort, la souffrance (perte
ou infortune), les lamentations (gémissements ou plaintes),
la douleur (la peine physique), la peine (la douleur mentale),
le désespoir (la détresse) sont souffrance; en somme
les cinq agrégats ou groupes de l'existence reliés
à l'attachement sont souffrance.
Qu'est-ce que la naissance?
La naissance des êtres appartenant à telle ou telle
classe d'êtres, leur naissance, leur conception, leur venue
à l'existence, la manifestation des agrégats de
l'existence, l'éveil, l'activité des sens: ceci
est appelé naissance, "jâti".
Qu'est-ce que la vieillesse
La vieillesse des êtres appartenant à telle ou telle
classe d'êtres, devenant âgés, fragiles, grisonnants,
ridés, perdant leur force vitale, usant leurs facultés
: ceci est appelé vieillesse.
Qu'est-ce que la mort?
Le départ, la disparition des êtres appartenant à
telle ou telle classe d'êtres, leur destruction, leur disparition,
leur mort, l'accomplissement de leur période de vie, la
dissolution des agrégats de l'existence, le rejet du corps
: ceci est appelé mort.
Et qu'est-ce que la souffrance?
Le chagrin d'élevant de telle ou telle perte ou fortune
que l'on supporte, le tourment, l'alarme, le chagrin secret, la
désolation secrète : ceci est appelé souffrance.
Et qu'est-ce que les lamentations?
Tout ce qui au travers de telle ou telle perte ou infortune qui
survient est gémissement ou plainte, un état désolé
et déplorable : ceci est appelé les lamentations.
Et qu'est-ce que la douleur?
La peine physique, ce qui est déplaisant, la sensation
pénible et désagréable produite par un contact
physique : ceci est appelé douleur.
Et qu'est-ce que la peine?
La douleur mentale, ce qui est déplaisant, la sensation
pénible et désagréable produite par un contact
mental : ceci est appelé la peine.
Et qu'est-ce que le désespoir?
La détresse et le désespoir s'élevant de
telle ou telle perte ou infortune que l'on supporte, la détresse,
la désespérance : ceci est appelé le désespoir.
Et qu-est-ce que "souffrir de n'avoir pas ce que l'on
désire"?
Aux êtres soumis à la naissance ce désir de
ne pas être assujettis à naître, à de
nouvelles naissances, ce désir de ne pas être assujettis
à la vieillesse, la maladie, la mort, la souffrance, les
lamentations, la douleur, la peine et le désespoir leur
vient. Mais cela ne peut être obtenu par un simple souhait,
et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance.
II- La Noble Vérité de l'origine de la Souffrance, "Samudaya".
C'est le désir avide donnant lieu aux nouvelles renaissances
qui, lié au plaisir et à la convoitise trouve toujours
ici ou là de nouvelles délices.
Il existe la soif des plaisirs ou désir sensuels (kamâtanhâ),
la soif de l'existence éternelle ou l'éternité
(bhava-tanhâ), la soif de bonheur temporel ou de non-existence,
ignorer (vibhava-tanhâ).
Mais où le désir prend-t-il racine?
Partout où dans le monde il y a plaisir ou délices,
là, le désir s'éveille et prend racine. L'oeil,
l'oreille, le nez, la langue, le corps, l'esprit sont délicieux
et plaisants, là, le désir s'éveille et prend
racine.
La conscience, le contact des sens, la sensation née de
ce contact, la perception, la volonté, le désir,
la pensée, la réflexion, sont délicieux et
plaisants, là, le désir s'éveille et prend
racine.
Dîgha-Nikâya 22
Cette soif dépend pour son apparition de la sensation,
qui dépend du contact.
"Le monde manque (frustration) et il désire avidement,
il est esclave de la "soif".
III - La Noble Vérité de l'extinction de la Souffrance, "Nirodha":
L'extinction de la convoitise avide, l'extinction de la colère, l'extinction de l'illusion est appelée le "Nirvana" ou l'extinction. Ensorcelé par la convoitise, enragé par la colère, aveuglé par l'illusion, submergé, son esprit pris au piège, l'homme vise sa ruine, la ruine des autres, et il subit des peines morales, du chagrin. Mais si la convoitise, la colère et l'illusion sont abandonnées, l'homme ne vise ni sa ruine, ni celle des autres, et il ne subit ni peines morales ni chagrins. Ainsi le Nirvana peut-il être immédiatement visible dans cette vie, accessible, attirant et compréhensible pour le sage.
IV - La Noble Vérité du sentier qui mène
à l'extinction de la Souffrance, "Magga":
Le Noble Sentier Octuple,
* La Moralité ou conduite éthique.
L'action juste, s'abstenir de détruire la vie, du vol,
d'actes sexuels illégitimes.
Le moyen d'existence juste, dans une profession honorable.
* La Concentration ou discipline mentale.
L'effort juste
L'attention juste
La concentration juste qui conduit aux quatres étapes de
Dhyana.
* La Sagesse ou connaissance transcendante (Pannâ)
La compréhension ou vue juste: comprendre la souffrance,
comprendre la cause de la souffrance, comprendre l'extinction
de la souffrance, comprendre la voie qui mène à
l'extinction de la souffrance.
La pensée ou intention juste concerne les pensées
de renoncement, de détachement non-égoïste,
les pensées d'amour et de non-violence étendues
à tous les êtres.
La parole juste, sans mensonge, sans médisance, sans calomnie,
sans haine, non brutale, non malveillante, sans bavardages, bienveillante,
amicale, avec du sens.
Khandhas - Les Cinq Agrégats
Et que sont en résumé Les Cinq Agrégats liés
à l'attachement?
Ce sont: la forme corporelle, la sensation, la perception, les
formations mentales, la conscience.
- Et qu'est-ce que l'agrégat de la forme corporelle.
Ce sont les quatres éléments primordiaux et la forme
corporelle qui est dérivée d'eux.
Et les quatres éléments primordiaux sont:
L'élément solide (inertie), l'élément
fluide cohésion), l'élément de chaleur (radiation),
l'élément de vibration(gazeux).
- Et qu'est-ce que l'agrégat de la sensation.
Ce sont les sensations plaisantes ou pas, que nous éprouvons
dans les contacts des organes physiques (oeil, oreille, nez, langue,
corps) et de l'organe mental avec le monde extérieur.
- Et qu'est-ce que l'agrégat des perceptions.
Ce sont les perceptions des six sortes en rapport avec nos six
organes de sensations: formes visibles, sons, odeur, saveur, objets,
idées.
- Et qu'est-ce que l'agrégat des formations mentales
Ce sont les actes volontaires bons mauvais ou neutres, le karma:
l'attention, la volonté, la détermination, la confiance,
la concentration, la sagesse, l'énergie, le désir,
la répulsion, la haine, l'ignorance, la vanité,
...
- Et qu'est-ce que l'agrégat de la conscience
C'est la réaction à la rencontre entre un des six
organes de sens et une des six formes.
la conscience visuelle ou vision, mentale, ...
Les quatres éléments primordiaux :
- Qu'est-ce que l'élément solide, "pathavi-dhâtu".
L'élément solide existe dans notre propre corps
et les autres corps, il est subjectif et objectif.
L'élément solide subjectif est la propriété
dépendant de notre personne qui est dure et solide comme
: les cheveux, les dents, les ongles, la peau, la chair, les muscles,
les os, la moelle, les reins, le coeur, le foie, le diaphragme,
la rate, les poumons, l'estomac, les intestins, le mésentère,
les excréments et tout ce qui sur la personne ou dans le
corps est dur et solide est appelé l'élément
solide subjectif.
Et, que ce soit l'élément solide subjectif ou l'élément
solide objectif, l'un et l'autre sont seulement l'élément
solide. Et l'on doit comprendre suivant la réalité
et la véritable sagesse : "Ceci ne m'appartient pas,
je ne suis pas ceci, ceci n'est pas mon ego."
- Qu'est-ce que l'élément fluide (âpo-dhâtu)?
L'élément fluide existe dans notre propre corps
et les autres corps, il est subjectif et objectif. L'élément
subjectif est la propriété dépendant de notre
personne qui est humide ou molle comme: la bile, le flegme, le
pus, le sang, la sueur, la lymphe, les larmes, le sérum,
la salive, le mucus nasal, le liquide synovial, l'urine et tout
ce qui sur la personne ou dans le corps est humide ou mou est
appelé l'élément fluide subjectif. Et l'élément
fluide subjectif et objectif sont seulement l'élément
fluide et l'on doit comprendre suivant la réalité
et la véritable sagesse: "Ceci ne m'appartient pas,
je ne suis pas ceci, ceci n'est pas mon ego".
- Qu'est-ce que l'élément de chaleur (tejo-dhâtu)?
L'élément de chaleur peut être subjectif ou
objectif. L'élément de chaleur subjectif est la
propriété dépendant de notre personne qui
produit la chaleur et la radiation comme celle par laquelle on
est chauffé, consumé, brûlé, celle
par quoi ce qui a été mangé, bu, mâché,
gouté est entierement digéré, ou tout ce
qui sur la personne ou dans le corps produit chaleur et radiation.
Et l'élément de chaleur subjectif et objectif sont
seulement l'élément de chaleur et l'on doit comprendre
suivant la réalité et la véritable sagesse
: "Ceci ne m'appartient pas, je ne suis pas ceci, ceci n'est
pas mon ego."
Qu'est-ce que l'élément de vibration (vâyodhâtu)
L'élément de vibration peut être subjectif
ou objectif. L'élément de vibration subjectif est
la propritété dépendant de notre personne
qui est mobile ou gazeusz comme: les courants gazeux ascendants
et descendants, les gaz de l'estomac et l'intestin, la respiration
inhalée et exhalée et tout ce qui sur la personne
ou dans le corps est mobile ou gazeux. Et l'élément
de vibration subjectif ou objectif est seulement l'lélément
de vibration. Et l'on doit comprendre suivant la realité
et la veritabler sagesse: "Ceci ne m'appartient pas, je ne
suis pas ceci, ceci n'est pas mon ego".
Ainsi que l'on appelle "hutte" un espace circonscrit
existant par le moyen de bois, de joncs, de roseaux et de boue
assemblés, ainsi appelons-nous "corps" l'espace
circonscrit par la réunion d'os, de nerfs, de chair, de
peau.
En dépendent 24 propriétés corporelles: oeil, nez, oreille, langue, corps, forme visible, son, odeur, goût, genre masculin, genre féminin, vitalité, organe de la pensée, gestes, parole, espace (cavité des oreilles, du nez,...), agilité, élasticité, adaptabilité, croissance, durée, vieillesse, variations, changement de substance.
LES PRECEPTES
1) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas
léser la vie , le prâna de tout être vivant.
Pânâtipâtâ veramanî sikkhâpadam
samâdiyâmi
2) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas prendre
ce qui n'est pas donné.
Adinn'âdânâ veramanî sikkhâpadam
samâdiyâmi
3) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas suivre
la mauvaise conduite à l'égard des désirs
sensuels.
Kâmesu micchâ-cârâ veramanî sikkhâpadam
samâdiyami
4) Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir
de mauvaises paroles.
Musâvâdâ veramanî sikkhâpadam samâdiyâmi
5) Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir
de drogues, boissons ou liqueurs intoxicantes qui conduisent à
la négligence.
Surâmerayamajjapamâdatthânâ veramanî
sikkhâpadam samâdiyâmi
6) Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir
de manger aux heures non convenables.
7) Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir
de danses, de chants et de spectacles mondains, de l'usage de
parfum, onguents et de ce qui aide à orner et embellir
le corps.
8) Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir
de sièges hauts et élevés (confort moelleux
qui engendre la torpeur).
Les préceptes du Bodhisattva
1) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas
léser la vie , le prâna de tout être vivant.
2) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas prendre
ce qui n'est pas donné.
3) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas suivre
la mauvaise conduite à l'égard des désirs
sensuels.
4) Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir
de mauvaises paroles.
5) Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir
de drogues, boissons ou liqueurs intoxicantes qui conduisent à
la négligence.
6) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas médire.
7) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas insulter
ni calomnier.
8) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas convoiter.
9) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas donner
libre cours à la colère.
10) Je m'efforcerai d'observer le précepte de ne pas dire
du mal des trois joyaux.
Paticca Samuppâda
La roue de la vie
Après l'Eveil le Bouddha demeure sept jours au pied
de l'arbre Bô, la septième nuit il veilla par trois
fois, Durant la première veille il revit en esprit la chaîne
des Origines interdépendantes dans l'ordre direct et dans
l'ordre inverse; il prononça alors la stance suivante:
"En vérité, quand le règne de l'Ordre
éternel se dévoile aux ardentes méditations
du Brahmane, tous ses doutes sont dissipés, car il a compris
l'origine de toutes chose."
A la seconde veille de la nuit, le Bouddha revit encore une fois
la chaîne et il prononça la stance suivante:
"En vérité, quand le règne de l'Ordre
éternel se dévoile aux ardentes méditations
du Brahmane, tous ses doutes sont dissipés, car il a compris
la fin de toutes choses."
Pendant la troisième veille, le Bouddha revit encore en
esprit la Chaîne, et il prononça la stance suivante:
"En vérité, quand le règne de l'Ordre
éternel se dévoile aux ardentes méditations
du Brahmane, il repousse les légions du Malin, comme le
soleil illumine le ciel."
1) L'ignorance (avijja) est le premier chaînon ou cause
de la roue de la vie, elle obscurcit toute compréhension
droite, juste.
En dépendance de l'aveuglement se produisent les facteurs
d'existence.
Avijjâ paccayâ sankhârâ.
Par l'extinction de l'aveuglement cessent les facteurs d'existence.
Avijjâyati'eva aseva-virâga nirodhâ sankhâra
nirodho
2) De cette ignorance (des quatres nobles vérités)
naissent les activités volontaires (samkhâra), tant
morales qu'immorales.
En dépendance des facteurs d'existence discriminative se
produit la connaissance discriminative.
Sankhârâ paccayâ vigngnânam
Par l'extinction des facteurs d'existence cesse la connaissance
discriminative.
Sankhâra nirodhâ vinnâna nirodho
Ces activités bonnes ou mauvaises qui ont leur racine dans
l'ignorance et qui doivent nécessairement avoir leurs effets
propres, tendent à prolonger la course vagabonde dans le
samsâra. Cependant, les actions bonnes sont essentielles
pour se débarrasser des malheurs su samsâra.
3) Des activités volontaires naît la "conscience
de renaissance" (vigngnânâ) qui relie le passé
au présent.
En dépendance de la connaissance discriminative se produit
l'individualité physio-psychologique.
Vigngnâna paccayâ nâm-rûpam.
Par l'extinction de la connaissance discriminative cesse l'individualité
physio-psychologique.
Vinnâna nirodhâ nâma-rûpa nirodho
4) Simultanément à l'éveil de cette conscience
de réunion naissent l'esprit et la matière, le mental
et le corporel (nâma-rûpa).
En dépendance de l'individualité physio-psychologique
se produisent les six bases des sens.
Nâma-rûpa paccayâ salâyatanam.
Par l'extinction de l'individualité physio-psychologique
cessent les six bases des sens.
Nâma-rûpa nirodhâ salâyatana nirodho.
5) Les six sens (salâyatana) sont l'inévitable conséquence
de la formation du mental et du corporel.
En dépendance des six bases de sens se produit le contact
avec les objets des sens.
Salâyatana paccayâ phasso.
Par l'extinction des six bases des sens cesse le contact avec
les objets des sens
Salâyatana nirodhâ phassa nirodho.
6) Du fait de ces six sens naît le contact (phassa).
En dépendance du contact avec les objets des sens se produisent
les sensations.
Phassa paccayâ vedanâ.
Par l'extinction du contact avec les objets des sens cessent les
esnsations.
Phassa nirodhâ vedanâ nirodho.
7) Les contacts déterminent la sensation (vedanâ).
En dépendance des sensations se produit la soif.
Vedanâ paccayâ tanhâ.
Par l'extinction des sensations cesse la soif.
Vedanâ nirodhâ tanhâ nirodho.
Ces cinq: la conscience, l'esprit et la matière, les six
sens, le contact, et la sensation sont les effets des actions
passées et sont appelés le côté passif
de la vie.
8) Des sensations naît le désir (tanhâ), la
soif.
En dépendance de la soif se produit l'attachement.
Tanhâ paccayâ upâdânam.
Par l'extinction de la soif cesse l'attachement.
Tanhâ nirodhâ upâdâna nirodho
9) Du désir naît l'attachement (upâdâna).
En dépendance de l'attachement se produit le devenir.
Upâdâna paccayâ bhavo.
Par l'extinction de l'attachement cesse le devenir.
Upâdâna nirodhâ bhâva nirodho.
10) L'attachement cause le karmma (bhava).
En dépendance du devenir se produit la naissance.
Bhâva paccayâ jâti.
Par l'exticntion du devenir cesse la naissance.
Bhâva nirodhâ jâti nirodho.
11) qui conditionne la future naissance (jâti).
En dépendance de la naissance se produisent vieillesse,
mort, chagrins, lamentations, peines, douleurs, désespoir.
Jâti paccayâ jarâ-maranam.
Par l'extinction de la naissance cessent vieillesse, mort, chagrins,
lamentations, peines, douleurs, désespoir.
Jâti nirodhâ jâra-maranam soka parideva.
12) Enfin, la vieillesse et la mort (jarâ-maranam) sont
le résultat naturel de la naissance.
Ainsi s'élève dans le futur cette masse de bonheur.
Sokaparidevadukkha domanass'upâyâsâ sambhavanti.
Evam'etassa kevalassa dukkhandassa samudaya hoti'ti.
Ainsi est anéantie cette masse de malheur.
Dukkha domanass'upâyâssa nirujjanti. Evam etassa kevalassa
dukkhakkhandassa nirondho hoti'ti.
Dhammapada
"Jamais par la haine la haine n'est apaisée; mais elle est apaisée par la bienveillance. C'est une vérité éternelle."
Ni dans les airs, ni dans les profondeurs de l'océan, ni dans les antres des rochers, nulle part dans le monde entier, il n'existe une place où l'homme trouverait un abri contre ses mauvaises actions. (127), où la mort ne peut surprendre un mortel (?).
"Tout ce qu'il y a de mal, lié au mal, appartenant
au mal, tout provient de l'esprit. Tout ce qu'il y a de bien ,
lié au bien, appartenant au bien, tout provient de l'esprit."
Anguttara Nikaya
"Ainsi c'est notre propre esprit qui doit être établi
dans toutes les Racines du Bien ; c'est notre propre esprit qui
doit être lavé par la pluie de la vérité
; c'est notre propre esprit qui doit être purifié
de toutes qualités obstructives ; c'est notre propre esprit
qui doit être rendu vigoureux par l'énergie."
Gandavyuha Sutra
Dictons
"Il est certainement difficile de changer ses opinions, sutout si celles-ci sont bien établies, mais, chacun devrait, libre de toutes idées préconçues, tester tous les systèmes philosophiques, les adoptant ou les rejetant tels que bon lui semble. Mais, celui qui est sage ne doit pas se sentir concerné par tel ou tel système de philosophie, il ne s'enorgueillira pas ni ne s'en décevra pas. Il poursuit tout au long, sa route."
"L'homme pris dans les filets de l'illusion ne sera jamais purifié par la simple étude des livres saints, par les sacrifices aux dieux, par les jeunes, en dormant à même la terre, en veillant ardemment ou par la répétition des prières. Ni les offrandes aux prêtres, ni la mortification, ni l'exécution de rites et de cérémonies ne peuvent produire la purification en celui qui est plein de désir. Ce n'est pas en mangeant de la viande ou du poisson que l'on devient impur, mais par l'ivresse, l'obstination, la bigoterie, la fourberie, l'envie, l'auto-exhaltation, le dénigrement d'autrui et les mauvaises intentions; par cela on devient impur."
"Le sage et vertueux rayonne comme le feu.
Celui qui acquiert des biens de manière inoffensive est
comme l'abeille qui accumule le miel.
Les richesses s'amoncellent devant lui telle une fourmillière
en pleine construction.
Des biens acquis de cette manière, le laïc, bon chef
de famille, fera quatre parts égales.
Ainsi il gagnera l'amitié.
Une part servira ses besoins directs, y compris la charité.
Deux parts seront utilisées pour ses affaires.
La quatrième part sera épargnée pour les
temps difficiles."
Sur le Soi
Toutes choses conditionnés sont impermanentes
Sabbe Samkhârâ aniccâ
Toutes les choses sont dukkha
Sabbe Samkhârâ dukkhâ
Tous les dhamma sont sans soi
Sabbe Dhammâ anattâ
Dhammapada, XX
O Bhikkus, acceptez une théorie de l'âme (atta-vâda)
qui n'engendre ni douleurs, ni lamentations, ni souffrances, ni
afflictions, ni tribulations chez celui qui l'accepte. Mais connaissez-vous,
Bhikkus, une telle théorie de l'âme qui n'engendre
ni douleurs, ni lamentations, ni souffrances, ni afflictions,
ni tribulations, chez celui qui l'accepte?
Certainement pas, Seigneur.
C'est bien Bhikkus; moi non plus, ô Bhikkus, je ne connais
pas de théorie de l'âme qui n'engendre ni douleurs,
ni lamentations, ni souffrances, ni afflictions, ni tribulations
chez celui qui l'accepte.