Le 'MAHA SATIPATTHANA SUTTA' ou 'grand discours sur l'établissement
de l'attention' a été à juste titre qualifié
de 'coeur de la méditation bouddhique' par le vén.
Nyânaponika. Son importance est essentielle pour la compréhension
et la pratique du Dhamma, la 'Norme Universelle' enseignée
par le Bouddha.
Dans les pays bouddhistes théravada, il est récité
à l'occasion des fêtes de pleine et de nouvelle lune
(uposatha), et la plupart des moines ou des yogis sérieux
pratiquant la méditation le mémorisent, afin d'avoir
clairement à l'esprit leur sujet de méditation.
Il va de soi que la pratique doit se faire en parallèle
si l'on veut obtenir les fruits promis par le Bouddha: "
La Connaissance Suprême ici et maintenant , en sept jours
seulement !..."
Cette affirmation hardie n'est pas sans nous surprendre, lorsque
tant de 'bouddhistes' autour de nous ont l'opinion que la perfection
ne peut plus être réalisée de nos jours, et
qu'il faut attendre la prochaine ère cosmique et la venue
du prochain Bouddha pour parvenir à l'éveil !
Le but de cette publication est de donner pour la première
fois en français le texte original pâli en intégral,
retranscrit d'après un texte en caractères cinghalais,
avec une traduction proposée tenant compte à la
fois du texte pâli et des traductions françaises
du ven. Walpola Rahula (Majjhima Nikâya; Les Deux Océans
- Paris 1988) et celle du vén. Nyânaponika.
En appendice se trouvent les instructions pratiques de méditation
selon une méthode très répandue de nos jours
en Birmanie (actuel Myanmar) et dans le reste du monde. Ne voulant
pas allonger outre mesure cette présentation, nous invitons
le lecteur à consulter l'ouvrage précité
du vén. Nyânaponika: "SATIPATTHANA, le coeur
de la méditation bouddhique " ( ed. Adrien Maisonneuve-
Paris). Il est a souhaiter que les aspirants à l'éveil
étudient avec soin ce texte et l'approfondissent sans cesse
jusqu'à ce qu'ils atteignent la cessation de dukkhâ.
Nous remercions enfin le vénérable Parawahera Chandaratana,
président-fondateur du Centre Bouddhique International,
pour toutes les facilités qu'il a mis à notre disposition
et pour le zèle infatigable dont il fait preuve dans l'établissement
d'un centre théravada à Paris.
Le Bourget, novembre 1995. Dhammapâlita Bhikkhu
SATIPATTHANA SUTTA
GRAND DISCOURS SUR L'ETABLISSEMENT DE L'ATTENTION
(Collection des longs discours - n° 22.)
Ainsi ai-je entendu: en ce temps là, le Bienheureux
demeurait parmi les Kurus, à Kammâsadamma, ville
marché du peuple Kuru. Là, le Bienheureux s'adressa
aux bhikkhus : " bhikkhus ! ". " Oui, Vénérable
! " répondirent les bhikkhus. Le Bienheureux parla
ainsi:
Ceci est la seule voie, bhikkhus, pour la purification des êtres,
pour transcender peines et chagrins, pour éteindre souffrance
et insatis-faction, pour avancer sur la voie juste, pour réaliser
le Nibbâna, à savoir les quatre établissements
de l'attention.
Quels sont ces quatre ?
Voici O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation du
corps sur le corps , ardent, avec claire compréhension,
observant attentivement et ayant écarté la convoitise
et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation des sensations sur les sensations,
ardent, avec claire compréhension, observant attentivement
et ayant écarté la convoitise et les soucis envers
le monde.
Il demeure dans la contemplation de l'esprit sur l'esprit, ardent,
avec claire compréhension, observant attentivement et ayant
écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets
mentaux, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement
et ayant écarté la convoitise et les soucis envers
le monde.
I. CONTEMPLATION DU CORPS.
1. Observation de la respiration.
Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation
du corps sur le corps ?
Voici O bhikkhus: un bhikkhu s'étant rendu dans une forêt,
au pied d'un arbre ou dans une pièce vide, s'assied jambes
croisées, le corps bien dressé et l'attention établie
en face1.
Ainsi attentif, il inspire; attentif, il expire.
Ayant une inspiration longue il sait: " j'ai une inspiration
longue ";
Ayant une expiration longue il sait: " j'ai une expiration
longue ".
Ayant une inspiration courte il sait: " j'ai une inspiration
courte ";
Ayant une expiration courte il sait: " j'ai une expiration
courte ".
" j'inspire en ressentant tout le corps " ainsi s'entraîne-t-il;
" j'expire en ressentant tout le corps " ainsi s'entraîne-t-il.
" J'inspire en calmant les activités corporelles "
ainsi s'entraîne-t-il;
" J'expire en calmant les activités corporelles "
ainsi s'entraîne-t-il;
De même, O bhikkhus, qu'un habile tourneur ou apprenti tourneur tournant lentement sait: " je tourne lentement "; tournant rapidement il sait: " je tourne rapidement ".
Ainsi, O bhikkhus, un bhikkhu inspirant lentement sait: "
j'inspire lentement ";
expirant lentement il sait: " j'expire lentement ".
Inspirant rapidement il sait: " j'inspire rapidement ";
expirant rapidement il sait: " j'expire rapidement ".
" j'inspire en ressentant tout le corps " ainsi s'entraîne-t-il;
" j'expire en ressentant tout le corps " ainsi s'entraîne-t-il;
"J'inspire en calmant les activités corporelles "
ainsi s'entraîne-t-il; "J'expire en calmant les activités
corporelles " ainsi s'entraîne-t-il;
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps
2. Les postures du corps.
Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu lorsqu'il marche sait: "
je marche ",
lorsqu'il est debout il sait: " je suis debout ",
lorsqu'il est assis il sait: " je suis assis ",
lorsqu'il est allongé il sait: " je suis allongé
";
et quelle que soit la position du corps, il la connaît telle
qu'elle est.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps
3. La claire compréhension.
Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu va et vient avec claire compréhension,
il regarde droit devant ou tout autour avec claire compréhension,
il fléchit ou étend ses membres avec claire compréhension,
il porte ses robes et son bol a aumônes avec claire compréhension,
il mange, boit, mastique et savoure avec claire compréhension,
il évacue et urine avec claire compréhension,
marchant, debout, assis, s'endormant, s'éveillant, parlant,
se taisant, il le fait avec claire compréhension.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui simplement dans la mesure nécessaire à la
connaissance et à l'observation attentive. Ainsi il demeure
libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
4. Réflexion sur la répulsion du corps.
Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu considère ce corps
de la plante des pieds jusqu'au somment de la tête, recouvert
de peau et rempli de diverses choses répugnantes: "
il y a dans ce corps: cheveux, poils, ongles, dents, peau, chair,
tendons, os, moelle, reins, coeur, foi, plèvre, rate, poumons,
intestin, mésentère, estomac, excréments,
bile, flegme, pus, sang, sueur, graisse, larmes, suint, salive,
mucosités, synovie, urine et cerveau ".
De même que, O bhikkhus, s'il y avait un sac à deux ouvertures rempli de graines diverses telles que : riz, riz brut, pois chiches, haricots, riz perlé, alors un homme ayant de bons yeux l'examinerait ainsi: " ceci est du riz, ceci du riz brut, ceci des pois chiches, ceci des haricots, ceci du riz perlé ".
Ainsi, O bhikkhus, un bhikkhu considère ce corps de la plante des pieds jusqu'au somment de la tête, recouvert de peau et rempli de diverses choses répugnantes: " il y a dans ce corps: cheveux, poils, ongles, dents, peau, chair, tendons, os, moelle, reins, coeur, foi, plèvre, rate, poumons, intestin, mésentère, estomac, excréments, bile, flegme, pus, sang, sueur, graisse, larmes, suint, salive, mucosités, synovie, urine et cerveau ".
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
5. Réflexion sur les états de la matière.
Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu réfléchit sur
ce corps même, selon sa place et selon sa position par rapport
aux éléments primaires: " il y a dans ce corps
l'élément terre, l'élément eau, l'élément
feu, l'élément air ".
De même ,O bhikkhus, qu'un habile boucher ou un apprenti
boucher, ayant tué une vache et l'ayant découpée
en morceaux va s'asseoir au carrefour de quatre grandes routes,
de même un bhikkhu réfléchit sur ce corps
même, selon sa place et selon sa position par rapport aux
éléments primaires:
" il y a dans ce corps l'élément terre, l'élément
eau, l'élément feu, l'élément air
".
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
6. Les neuf contemplations du cimetière.
6.1. Puis ensuite, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre
jeté sur un charnier, mort depuis un jour, deux jours,
trois jours, gonflé, bleui, putréfié, il
réfléchit à son propre corps:
'ce corps a la même nature, il deviendra le même et
ne sera pas épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
6.2. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre
jeté sur un charnier, déchiqueté par les
corbeaux, les faucons, les vautours, déchiré par
les chiens et les chacals, rongé par toutes sortes de vers,
il réfléchit à son propre corps:
'ce corps a la même nature, il deviendra le même et
ne sera pas épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
6.3. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre
jeté sur un charnier, réduit à un squelette
maintenu par des tendons, avec des lambeaux de chair et des tâches
de sang, il réfléchit à son propre corps:
'ce corps a la même nature, il deviendra le même et
ne sera pas épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
6.4. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre
jeté sur un charnier, réduit à un squelette
maintenu par des tendons, taché de sang, dépourvu
de chair, il réfléchit à son propre corps:
'ce corps a la même nature, il deviendra le même et
ne sera pas épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
6.5. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre
jeté sur un charnier, réduit à un squelette
maintenu par des tendons, sans chair ni sang, il réfléchit
à son propre corps:
'ce corps a la même nature, il deviendra le même et
ne sera pas épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
6.6. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre
jeté sur un charnier, réduit à des os éparpillés
dans toutes les directions: ici des os de la main,... là
des os du pied,... des os du menton,... les fémurs,...
le bassin,... la colonne vertébrale et le crâne,
il réfléchit à son propre corps:
'ce corps a la même nature, il deviendra le même et
ne sera pas épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
7. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre
jeté sur un charnier, les ossements blanchis comme des
coquillages, il réfléchit à son propre corps:
'ce corps a la même nature, il deviendra le même et
ne sera pas épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
8. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre
jeté sur un charnier, réduit à des os vieux
de plus d'un an, il réfléchit à son propre
corps:
'ce corps a la même nature, il deviendra le même et
ne sera pas épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
9. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre
jeté sur un charnier, réduit à des os pourris,
tombant en poussière, il réfléchit à
son propre corps:
'ce corps a la même nature, il deviendra le même et
ne sera pas épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le
corps sur le corps.
II. CONTEMPLATION DES SENSATIONS.
Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des sensations sur les sensations ?
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu ressentant une sensation agréable
sait:
'je ressent une sensation agréable'.
Ressentant une sensation désagréable il sait:
'je ressent une sensation désagréable'.
Ressentant une sensation ni agréable, ni désagréable
il sait:
'je ressent une sensation ni agréable, ni désagréable'.
Ressentant une sensation charnelle agréable il sait:
'je ressent une sensation charnelle agréable'.
Ressentant une sensation spirituelle désagréable
il sait:
'je ressent une sensation spirituelle désagréable'.
Ressentant une sensation charnelle désagréable il
sait:
'je ressent une sensation charnelle désagréable'.
Ressentant une sensation spirituelle désagréable
il sait:
'je ressent une sensation spirituelle désagréable'.
Ressentant une sensation charnelle ni agréable, ni désagréable
il sait:
'je ressent une sensation charnelle ni agréable, ni désagréable'.
Ressentant une sensation spirituelle ni agréable, ni désagréable
il sait:
'je ressent une sensation spirituelle ni agréable, ni désagréable'.
Ainsi il demeure contemplant les sensations sur les sensations
intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les sensations sur les sensations
extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les sensations sur les sensations
intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans les sensations,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans les sensations,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans les sensations.
La conscience: " Voilà des sensations" est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant les
sensations sur les sensations.
III. CONTEMPLATION DE L'ESPRIT.
Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation
de l'esprit sur l'esprit ?
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu ayant un esprit passionné
sait: " ceci est un esprit passioné ".
Ayant un esprit libre de passion, il sait: " ceci est un
esprit libre de passion ".
Ayant un esprit haineux il sait: " ceci est un esprit haineux".
Ayant un esprit libre de haine, il sait: " ceci est un esprit
libre de haine ".
Ayant un esprit dans l'illusion il sait: " ceci est un esprit
dans l'illusion".
Ayant un esprit sans illusion, il sait: " ceci est un esprit
sans illusion ".
Ayant un esprit rassemblé il sait: " ceci est un esprit
rassemblé".
Ayant un esprit éparpillé il sait: " ceci est
un esprit éparpillé".
Ayant un esprit large, il sait: " ceci est un esprit large
".
Ayant un esprit recroquevillé il sait: " ceci est
un esprit recroquevillé".
Ayant un esprit surpassable , il sait: " ceci est un esprit
surpassable ".
Ayant un esprit insurpassable il sait: " ceci est un esprit
insurpassable".
Ayant un esprit concentré, il sait: " ceci est un
esprit concentré".
Ayant un esprit non concentré, il sait: " ceci est
un esprit non concentré".
Ayant un esprit libéré, il sait: " ceci est
un esprit libéré".
Ayant un esprit non libéré il sait: " ceci
est un esprit non libéré".
Ainsi il demeure contemplant l'esprit sur l'esprit intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant l'esprit sur l'esprit extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant l'esprit sur l'esprit intérieurement
et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans l'esprit,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans l'esprit,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans l'esprit.
La conscience: " Voilà l'esprit" est établie
en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance
et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde. C'est ainsi, O bhikkhus,
qu'un bhikkhu demeure contemplant l'esprit sur l'esprit.
IV. CONTEMPLATION DES PHENOMENES.
Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux ?
A) Les cinq obstacles.
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des
objets mentaux sur les objets mentaux des cinq obstacles.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation
des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq obstacles?
Voici, O bhikkhus: un bhikkhu, lorsque le désir sensuel
est en lui sait: " le désir sensuel est en moi. "
Lorsque le désir sensuel n'est pas en lui, il sait: "
le désir sensuel n'est pas en moi. "
Il sait comment se produit l'apparition du désir sensuel
non apparu;
Il sait comment se produit le rejet du désir sensuel apparu;
et il sait comment se produit la non apparition dans l'avenir
du désir sensuel rejeté.
Lorsque la malveillance (mauvaise volonté) est en lui
sait: " la malveillance est en moi. "
Lorsque la malveillance n'est pas en lui, il sait: " la malveillance
n'est pas en moi. "
Il sait comment se produit l'apparition de la malveillance non
apparue;
Il sait comment se produit le rejet de la malveillance apparue;
et il sait comment se produit la non apparition dans l'avenir
de la malveillance rejetée.
Lorsque la rigidité ou la torpeur sont en lui sait:
"la rigidité ou la torpeur sont en moi. "
Lorsque la rigidité ou la torpeur ne sont pas en lui, il
sait: " la rigidité ou la torpeur ne sont pas en moi.
"
Il sait comment se produit l'apparition de la rigidité
ou de la torpeur non apparu;
Il sait comment se produit le rejet de la rigidité ou de
la torpeur apparu;
et il sait comment se produit la non apparition dans l'avenir
de la rigidité ou de la torpeur rejetée.
Lorsque l'agitation et le remords sont en lui sait: "
l'agitation et le remords sont en moi. "
Lorsque l'agitation et le remords ne sont pas en lui, il sait:
"l'agitation et le remords ne sont pas en moi. "
Il sait comment se produit l'apparition de l'agitation et du remords
non apparu;
Il sait comment se produit le rejet de l'agitation et du remords
apparu et il sait comment se produit la non apparition dans l'avenir
de l'agitation et du remords rejeté.
Lorsque le doute est en lui sait: " le doute est en moi.
"
Lorsque le doute n'est pas en lui, il sait: " le doute n'est
pas en moi. "
Il sait comment se produit l'apparition du doute non apparu;
Il sait comment se produit le rejet du doute apparu;
et il sait comment se produit la non apparition dans l'avenir
du doute rejeté.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience: " Voilà des objets mentaux" est
établie en lui dans la simple mesure nécessaire
à la connaissance et à l'observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s'attachant à
rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant les
objets mentaux sur les objets mentaux des cinq obstacles.
B) les cinq agrégats d'attachement.
Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation
des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq agrégats
d'attachement.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation
des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq agrégats
d'attachement?
Voici, un moine considère:
" voici une forme, ainsi elle apparaît, ainsi elle
disparaît ".
" voici une sensation, ainsi elle apparaît, ainsi elle
disparaît ".
" voici une perception, ainsi elle apparaît, ainsi
elle disparaît ".
" voici une construction mentale, ainsi elle apparaît,
ainsi elle disparaît ".
" voici une conscience, ainsi elle apparaît, ainsi
elle disparaît ".
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience: " Voilà des objets mentaux" est
établie en lui dans la simple mesure nécessaire
à la connaissance et à l'observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s'attachant à
rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant les
objets mentaux sur les objets mentaux des cinq agrégats
d'attachement.
C) Les six sphères des sens.
Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation
des objets mentaux sur les objets mentaux des six sphères
des sens intérieures et extérieures.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation
des objets mentaux sur les objets mentaux des six sphères
des sens intérieures et extérieures.
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu connaît l'oeil, il connaît
les formes. Il connaît l'entrave qui apparaît à
cause des deux.
Il sait comment se produit l'apparition de l'entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l'entrave apparue.
Il sait comment se produit à l'avenir la non-apparition
de l'entrave rejetée.
Il connaît l'oreille, il connaît les sons. Il connaît
l'entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l'apparition de l'entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l'entrave apparue.
Il sait comment se produit à l'avenir la non-apparition
de l'entrave rejetée.
Il connaît le nez, il connaît les odeurs. Il connaît
l'entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l'apparition de l'entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l'entrave apparue.
Il sait comment se produit à l'avenir la non-apparition
de l'entrave rejetée.
Il connaît la langue, il connaît les goûts.
Il connaît l'entrave qui apparaît à cause des
deux.
Il sait comment se produit l'apparition de l'entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l'entrave apparue.
Il sait comment se produit à l'avenir la non-apparition
de l'entrave rejetée.
Il connaît le corps, il connaît les contacts. Il
connaît l'entrave qui apparaît à cause des
deux.
Il sait comment se produit l'apparition de l'entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l'entrave apparue.
Il sait comment se produit à l'avenir la non-apparition
de l'entrave rejetée.
Il connaît le mental, il connaît les objets mentaux.
Il connaît l'entrave qui apparaît à cause des
deux.
Il sait comment se produit l'apparition de l'entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l'entrave apparue.
Il sait comment se produit à l'avenir la non-apparition
de l'entrave rejetée.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience: " Voilà des objets mentaux" est
établie en lui dans la simple mesure nécessaire
à la connaissance et à l'observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s'attachant à
rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant les
objets mentaux sur les objets mentaux des six sphères des
sens intérieures et extérieures.
D) Les sept facteurs d'éveil.
Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation
des objets mentaux sur les objets mentaux des sept facteurs d'éveil.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation
des objets mentaux sur les objets mentaux des sept facteurs d'éveil
?
1. Voici, O bhikkhus, si le facteur d'éveil de l'attention
est présent en lui, un bhikkhu sait: " le facteur
d'éveil de l'attention est en moi ".
Si le facteur d'éveil de l'attention n'est pas en lui,
il sait: " le facteur d'éveil de l'attention n'est
pas en moi ".
Il sait comment se produit l'apparition du facteur d'éveil
de l'attention non apparu.
Il sait comment s'épanouit pleinement le facteur d'éveil
de l'attention apparu.
2. Si le facteur d'éveil de l'investigation des phénomènes
est présent en lui, il sait: " le facteur d'éveil
de l'investigation des phénomènes est en moi ".
Si le facteur d'éveil de l'investigation des phénomènes
n'est pas en lui, il sait: " le facteur d'éveil de
l'investigation des phénomènes n'est pas en moi
".
Il sait comment se produit l'apparition du facteur d'éveil
de l'investigation des phénomènes non apparu.
Il sait comment s'épanouit pleinement le facteur d'éveil
de l'investigation des phénomènes apparu.
3. Si le facteur d'éveil de l'énergie est présent
en lui, il sait: " le facteur d'éveil de l'énergie
est en moi ".
Si le facteur d'éveil de l'énergie n'est pas en
lui, il sait: " le facteur d'éveil de l'énergie
n'est pas en moi ".
Il sait comment se produit l'apparition du facteur d'éveil
de l'énergie non apparu.
Il sait comment s'épanouit pleinement le facteur d'éveil
de l'énergie apparu.
4. Si le facteur d'éveil de l'intérêt joyeux
est présent en lui, il sait: " le facteur d'éveil
de l'intérêt joyeux est en moi ".
Si le facteur d'éveil de l'intérêt joyeux
n'est pas en lui, il sait: " le facteur d'éveil de
l'intérêt joyeux n'est pas en moi ".
Il sait comment se produit l'apparition du facteur d'éveil
de l'intérêt joyeux non apparu.
Il sait comment s'épanouit pleinement le facteur d'éveil
de l'intérêt joyeux apparu.
5. Si le facteur d'éveil de la tranquilité est
présent en lui, il sait: " le facteur d'éveil
de la tranquilité est en moi ".
Si le facteur d'éveil de la tranquilité n'est pas
en lui, il sait: " le facteur d'éveil de la tranquilité
n'est pas en moi ".
Il sait comment se produit l'apparition du facteur d'éveil
de la tranquilité non apparu.
Il sait comment s'épanouit pleinement le facteur d'éveil
de la tranquilité apparu.
6. Si le facteur d'éveil de la concentration est présent
en lui, il sait: " le facteur d'éveil de la concentration
est en moi ".
Si le facteur d'éveil de la concentration n'est pas en
lui, il sait: " le facteur d'éveil de la concentration
n'est pas en moi ".
Il sait comment se produit l'apparition du facteur d'éveil
de la concentration non apparu.
Il sait comment s'épanouit pleinement le facteur d'éveil
de la concentration apparu.
7. Si le facteur d'éveil de l'équanimité
est présent en lui, il sait: " le facteur d'éveil
de l'équanimité est en moi ".
Si le facteur d'éveil de l'équanimité n'est
pas en lui, il sait: " le facteur d'éveil de l'équanimité
n'est pas en moi ".
Il sait comment se produit l'apparition du facteur d'éveil
de l'équanimité non apparu.
Il sait comment s'épanouit pleinement le facteur d'éveil
de l'équanimité apparu.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience: " Voilà des objets mentaux" est
établie en lui dans la simple mesure nécessaire
à la connaissance et à l'observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s'attachant à
rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant les
objets mentaux sur les objets mentaux des sept facteurs d'éveil.
E) Les quatre Nobles Vérités.
Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation
des objets mentaux sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation
des objets mentaux sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités
?
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu comprend selon la réalité:
" Ceci est souffrance ".
Il comprend selon la réalité: " Ceci est l'origine
de la souffrance ".
Il comprend selon la réalité: " Ceci est la
cessation de la souffrance ".
Il comprend selon la réalité: " Ceci est la
voie menant à la cessation de la souffrance ".
1. Qu'est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Souffrance ?
La naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance, le chagrin, les lamentations, la douleur, l'affliction et le désespoir sont souffrance; être uni à ce que l'on aime pas est souffrance, être séparé de ce que l'on aime est souffrance, ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance, en bref, les cinq agrégats d'attachement sont souffrance.
a) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la naissance ? Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, leur naissance, leur origine, leur conception, leur venue au monde, la manifestation de leurs agrégats, l'acquisition des sphères des sens, - ceci est appelé, O bhikkhus, la naissance.
b) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la vieillesse ? Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, la vieillesse, le déclin croissant, la fragilité, l'apparition des cheveux blancs et des rides, la diminution des forces vitales, l'affaiblissement des facultés sensorielles, - ceci est appelé, O bhikkhus, la vieillesse.
c) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la mort ? Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, le départ, la disparition, leur destruction, leur disparition, leur mort, l'achèvement de leur vie, la dissolution des agrégats, le rejet du corps, - ceci est appelé, O bhikkhus, la mort.
d) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que le chagrin ? Quoi que l'on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux, le chagrin, la tristesse, l'état d'esprit attristé, le chagrin intérieur, le malaise intérieur, - ceci est appelé, O bhikkhus, le chagrin.
e) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que les lamentations ? Quoi que l'on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux, est plainte, lamentation, l'état de gémissement et de lamentation, - ceci est appelé, O bhikkhus, les lamentations.
f) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la douleur ? La douleur physique et la gène physique, la sensation pénible et désagréable produite par un contact physique, - ceci est appelé, O bhikkhus, la douleur.
g) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que l'affliction ? La douleur mentale et la gène mentale, la sensation pénible et désagréable produite par un contact mental, - ceci est appelé, O bhikkhus, l'affliction.
h) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que le désespoir ? Quoi que l'on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux, la détresse et le désespoir, l'état déprimé et désespéré - ceci est appelé, O bhikkhus, le désespoir.
i) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la souffrance d'être uni à ce que l'on aime pas ? Il y a des formes, les sons, des odeurs, des goûts, des contacts et des objets mentaux déplaisants, désagréables et repoussants qui produisent le malaise, sont maléfiques, incomfortables, perturbants; être unis, en contact, ensemble et joints à eux, - ceci est appelé, O bhikkhus, être uni à ce que l'on aime pas
j) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la souffrance d'être séparé de ce que l'on aime ? Il y a des formes, les sons, des odeurs, des goûts, des contacts et des objets mentaux plaisants, agréables et attirants qui produisent le bien-être, sont bénéfiques, comfortables, reposants; il y a les mères, les pères, les frères, les soeurs, les frères ainés ou cadets, les amis, les compagnons, les relations familiales; ne pas être réunis, en communauté, ensemble et séparés d'eux, - Ceci est appelé, O bhikkhus, être séparé de ce que l'on aime
k) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la souffrance de ne pas obtenir
ce que l'on désire ?
Chez les êtres sujets à la naissance, le désir
apparaît: 'O puissions-nous ne pas être sujet à
la naissance ! O, si cette naissance n'était pas survenue!'
Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas
obtenir ce que l'on désire est souffrance. - Ceci est appelé,
O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire
Chez les êtres sujets à la vieillesse, le désir apparaît: 'O puissions-nous ne pas être sujet à la vieillesse ! O, si cette vieillesse n'était pas survenue!' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire
Chez les êtres sujets à la maladie, le désir apparaît: 'O puissions-nous ne pas être sujet à la maladie ! O, si cette maladie n'était pas survenue!' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire
Chez les êtres sujets à la mort, le désir apparaît: 'O puissions-nous ne pas être sujet à la mort ! O, si cette mort n'était pas survenue!' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire
Chez les êtres sujets au chagrin, le désir apparaît: 'O puissions-nous ne pas être sujet au chagrin ! O, si ce chagrin n'était pas survenu !' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire
Chez les êtres sujets aux lamentations, le désir apparaît: 'O puissions-nous ne pas être sujet aux lamentations ! O, si ces lamentations n'étaient pas survenues !' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire
Chez les êtres sujets à la douleur, le désir apparaît: 'O puissions-nous ne pas être sujet à la douleur ! O, si cette douleur n'était pas survenue!' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire
Chez les êtres sujets à l'affliction, le désir apparaît: 'O puissions-nous ne pas être sujet à la affliction ! O, si cette affliction n'était pas survenue!' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire
Chez les êtres sujets au désespoir, le désir apparaît: 'O puissions-nous ne pas être sujet au désespoir ! O, si ce désespoir n'était pas survenu!' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire.
l) Et qu'est-ce, O bhikkhus, que le sens de:
" en bref, les cinq agrégats d'attachement sont souffrance
? "
Ce sont les agrégats de la forme, les agrégats
de la sensation, les agrégats de la perception, les agrégats
des formations mentales et les agrégats de la conscience.
C'est ce qu'on appelle: en bref, les cinq agrégats d'attachement
sont souffrance.
Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de la Souffrance.
2. Qu'est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de l'Origine de la Souffrance ?
C'est cette 'soif' qui donne lieu à une renaissance,
et qui liée au plaisir et à la passion se réjouit
ici et là, à savoir: la soif des plaisirs des sens,
la soif de devenir et la soif d'anéantissement.
Mais où cette soif apparaît-elle? Où prend-elle
racine?
Partout dans le monde où il y a des formes plaisantes et
des formes agréables, cette soif apparaît et prend
racine.
Dans le monde de l'oeil, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde de l'oreille, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde du nez, là où il y a des formes plaisantes
et des formes agréables, cette soif apparaît et prend
racine.
Dans le monde de la langue, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde du corps, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde de l'esprit, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde des formes, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde des sons, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde des odeurs, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde des goûts, là où il y a des
formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde des contacts, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde des objets mentaux, là où il y a des
formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde de la conscience visuelle, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience auditive, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience olfactive, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience gustative, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience tactile, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience mentale, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact de l'oeil, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact de l'oreille, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact du nez, là où il y a des
formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît
et prend racine.
Dans le monde du contact de la langue, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact du corps, là où il y a
des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif
apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact de l'esprit, là où il y
a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact de l'oeil,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact de l'oreille,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact du nez, là
où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,
cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact de la langue,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact du corps,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact de l'esprit,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des formes, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des sons, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des odeurs, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des goûts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des contacts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des objets mentaux, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les formes, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les sons, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les odeurs, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les goûts, là
où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,
cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les contacts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les objets mentaux, là
où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,
cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des formes, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des sons, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des odeurs, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des goûts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des contacts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des objets mentaux, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux formes,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux sons, là
où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,
cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux odeurs,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux goûts,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux contacts,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux objets
mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des
formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l'analyse des formes, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l'analyse des sons, là où il y
a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l'analyse des odeurs, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l'analyse des goûts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l'analyse des contacts, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l'analyse des objets mentaux, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif apparaît et prend racine.
Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de l'apparition
de la Souffrance.
3. Qu'est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Cessation de la Souffrance ?
C'est la complète disparition et l'extinction de cette
soif même, son abandon, s'en libérer, s'en détacher.
Mais où cette soif peut-elle être abandonnée?
Où peut-elle être éteinte?
Dans le monde, là où il y a des formes plaisantes
et des formes agréables, là cette soif peut être
abandonnée et peut être éteinte.
Dans quel monde, là où il y a des formes plaisantes
et des formes agréables, cette soif peut-elle être
abandonnée et peut elle-être éteinte?
Dans le monde de l'oeil, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être
abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l'oreille, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être
abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du nez, là où il y a des formes plaisantes
et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de la langue, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être
abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du corps, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être
abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l'esprit, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être
abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des formes, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être
abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des sons, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être
abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des odeurs, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être
abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des goûts, là où il y a des
formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut
être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des contacts, là où il y a des formes
plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être
abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des objets mentaux, là où il y a des
formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut
être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience visuelle, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience auditive, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience olfactive, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience gustative, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience tactile, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience mentale, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact de l'oeil, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact de l'oreille, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact du nez, là où il y a des
formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut
être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact de la langue, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact du corps, là où il y a
des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif
peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact de l'esprit, là où il y
a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact de l'oeil,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact de l'oreille,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact du nez, là
où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,
cette soif peut être abandonnée et peut être
éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact de la langue,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact du corps,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact de l'esprit,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des formes, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des sons, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des odeurs, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des goûts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des contacts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des objets mentaux, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les formes, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les sons, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les odeurs, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les goûts, là
où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,
cette soif peut être abandonnée et peut être
éteinte.
Dans le monde des intentions envers les contacts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les objets mentaux, là
où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,
cette soif peut être abandonnée et peut être
éteinte.
Dans le monde du désir des formes, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des sons, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des odeurs, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des goûts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des contacts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des objets mentaux, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux formes,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux sons, là
où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,
cette soif peut être abandonnée et peut être
éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux odeurs,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux goûts,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux contacts,
là où il y a des formes plaisantes et des formes
agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux objets
mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des
formes agréables, cette soif peut être abandonnée
et peut être éteinte.
Dans le monde de l'analyse des formes, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l'analyse des sons, là où il y
a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l'analyse des odeurs, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l'analyse des goûts, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l'analyse des contacts, là où il
y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l'analyse des objets mentaux, là où
il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette
soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de la cessation
de la Souffrance.
4. Qu'est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Voie menant à la Cessation de la Souffrance ?
C'est la Noble Voie à huit branches, à savoir: Compréhension Juste, Pensée Juste, Parole Juste, Action Juste, Moyens d'existence Justes, Effort Juste, Attention Juste, Concentration Juste.
1. Qu'est-ce, O bhikkhus, que la Compréhension Juste
?
O bhikkhus, c'est la compréhension de la souffrance, la
compréhension de l'Origine de la souffrance, la compréhension
de la Cessation de la souffrance, la compréhension de la
Voie menant à la Cessation de la souffrance; cela est appelé
la compréhension de la souffrance.
2. Qu'est-ce, O bhikkhus, que la Pensée Juste ?
La pensée libre de désir, la pensée libre
de malveillance, la pensée libre de cruauté, cela
est appelé la Pensée Juste.
3. Qu'est-ce, O bhikkhus, que la Parole Juste ?
S'abstenir de dire des paroles fausses, s'abstenir de colporter
des histoires, s'abstenir de prononcer des paroles dures, s'abstenir
de bavardages, cela est appelé la Parole Juste.
4. Qu'est-ce, O bhikkhus, que l'Action Juste ?
S'abstenir d'ôter la vie, s'abstenir de prendre ce qui n'est
pas donné, s'abstenir de mauvais comportement envers les
plaisirs sensuels (adultère...), cela est appelé
l'Action Juste.
5. Qu'est-ce, O bhikkhus, que les Moyens d'existence Justes
?
Quand le Noble Disciple, évitant un mauvais moyen d'existence
subvient à ses besoins par un bon moyen d'existence, cela
est appelé le Moyen d'existence Juste.
6. Qu'est-ce, O bhikkhus, que l'Effort Juste ?
Voici un bhikkhu, face à quelque chose de mal et de non
salutaire qui n'est pas encore apparu, il élève
sa volonté, fait un effort, secoue son énergie,
y applique son esprit et lutte.
Face à quelque chose de mal et de non salutaire qui est
apparu, il élève sa volonté, fait un effort,
secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.
Face à quelque chose de salutaire qui n'est pas encore
apparu, il éveille sa volonté, fait un effort, secoue
son énergie, y applique son esprit et lutte.
Face à quelque chose de salutaire qui est apparu, pour
le maintenir et ne pas le négliger, pour le développer,
l'amener à pleine maturité, le faire grandir, il
éveille sa volonté, fait un effort, secoue son énergie,
y applique son esprit et lutte. Cela est appelé l'Effort
Juste.
7. Qu'est-ce, O bhikkhus, que l'Attention Juste ?
Voici O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation du
corps sur le corps, ardent, avec claire compréhension,
observant attentivement et ayant écarté la convoitise
et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation des sensations sur les sensations,
ardent, avec claire compréhension, observant attentivement
et ayant écarté la convoitise et les soucis envers
le monde.
Il demeure dans la contemplation de l'esprit sur l'esprit, ardent,
avec claire compréhension, observant attentivement et ayant
écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets
mentaux, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement
et ayant écarté la convoitise et les soucis envers
le monde.
Cela est appelé l'Attention Juste.
8. Qu'est-ce, O bhikkhus, que la Concentration Juste ?
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu:
a) Détaché des plaisirs sensuels grossiers, détaché
des choses non salutaires, avec pensée appliquée
à un objet (vitakka) et pensée analysant cet objet
(vicâra), avec la joie (pîti) et le bonheur (sukha)
né de cette discrimination, il entre dans la première
absorption et y demeure.
b) Lorsque la pensée appliquée à un objet
(vitakka) et la pensée analysant cet objet (vicâra)
se sont calmées, et que intérieurement l'esprit
est tranquilisé et unifié, il entre dans un état
libre de pensée appliquée et de pensée analytique,
avec le ravissement (pîti) et le bonheur (sukha) né
de cette composition de l'esprit; ainsi il entre dans la deuxième
absorption et y demeure.
c) Avec le détachement du ravissement, il demeure dans
l'équanimité, attentif et clairement conscient,
éprouvant dans son corps ce bien-être dont les Nobles
disent: 'équanime et attentif, il demeure dans le bonheur';
ainsi il entre dans la troisième absorption et y demeure.
d) Ayant abandonné le bonheur, ayant abandonné la
douleur, ayant résorbé le plaisir et la peine précédente,
il se trouve dans un état au-delà du plaisir et
de la souffrance, purifié par l'équanimité
et l'attention; ainsi il entre dans la quatrième absorption
et y demeure.
Cela est appelé la Concentration Juste.
Ceci, O bhikkus, est la Noble Vérité de la Voie
menant à la Cessation de la Souffrance.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets
mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience: " Voilà des objets mentaux" est
établie en lui dans la simple mesure nécessaire
à la connaissance et à l'observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s'attachant à
rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités.
En vérité, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant sept ans, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour (anâgâmi).
Mais laissons ces sept ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant six ans, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces six ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant cinq ans, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces cinq ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant quatre ans, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces quatre ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant trois ans, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces trois ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant deux ans, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces deux ans, O bhikkhus, quiconque pratique
ces quatre établissements de l'attention de cette manière
pendant un ans, peut espérer l'un de ces deux résultats:
la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore
un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons cette année, O bhikkhus, quiconque pratique
ces quatre établissements de l'attention de cette manière
pendant sept mois, peut espérer l'un de ces deux résultats:
la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore
un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces sept mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant six mois, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces six mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant cinq mois, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces cinq mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant quatre mois, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces quatre mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant trois mois, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces trois mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant deux mois, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ces deux mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant un mois, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ce mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant un demi mois, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
Mais laissons ce demi mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l'attention de cette manière pendant sept jours, peut espérer l'un de ces deux résultats: la Connaissance Suprême ici et maintenant , ou s'il y a encore un reste d'attachement, l'état de non-retour.
A cause de cela on a dit:
" Ceci est la seule voie, bhikkhus, pour la purification
des êtres, pour transcender peines et chagrins, pour éteindre
souffrance et insatis-faction, pour avancer sur la voie juste,
pour réaliser le Nibbâna, à savoir les quatre
établissements de l'attention. "
Ainsi parla le Bienheureux. Joyeux, les bhikkhus se réjouirent des paroles du Bienheureux.
Le grand discours sur l'etablissement de l'attention est terminé.